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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:30

 

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Hier lorsque mon réveil sonne à 3h30 du matin, ma première pensée va à mes futures retrouvailles avec ce lit, retrouvailles qui auront lieu dans un bonheur serein d'ici un peu plus de 18 heures. Ma deuxième pensée, celle qui vient au moment où je prépare mon café, va aux résultats du premier tour de l'élection présidentielle et à l'évaluation des probabilités de victoire de chacun des 2 candidats sélectionnés pour la deuxième manche : François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Toujours dans mes pronostics lorsque je monte dans le taxi qui me conduit sur mon lieu de travail, je suis rapidement distraite par le programme diffusé par la radio et assidument suivi par mon chauffeur.

Je prête une oreille pour être certaine de bien comprendre avant de m'offusquer : les journalistes sont surpris du score élevé du Front National.

Non que cette montée de l'extrême droite me choque, bien au contraire puisque pour ma part, c'est au quotidien que depuis longtemps, elle me donne la nausée, mais les 18,01% du FN cette année ne sont malheureusement pas une surprise pour moi.

 

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Dans une société choquée par une campagne publicitaire prônant le déshaïssement entre les peuples, dans un pays qui s'avoue raciste et qui se félicite de cette honnêteté malsaine, dans un monde où il n'y a plus que Miss France pour souhaiter encore la paix universelle, je crois que, sans trop prêter attention aux chiffres pour l'instant, je souffle simplement de savoir Marine éliminée, consciente depuis longtemps des chances trop grandes qu'elle avait de se qualifier.

Alors que cette année, la jeunesse semble s'être rapprochée du Front de façon inquiétante, le 23 avril 2002, du haut de nos 19 ans, nous descendions dans les rues à casser nos cordes vocales pour hurler au monde entier que nous, les jeunes, nous avions compris que nous étions tous les mêmes, peu importe nos origines, et nous scandions notre amour de l'autre pour nous indigner contre la présence de Jean-Marie au deuxième tour.

"Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !"

Nos slogans résonnent encore dans ma tête en 2012 ...

Mine de rien nous avons pris 10 ans et aujourd'hui, la jeunesse du pays, ce n'est définitivement plus nous et c'est face à ces enfants que je me sens aujourd'hui étrangère. 

 

2002-copie-1

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