Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:38

 

mcca-1.jpg

 

Hier soir, après avoir mal vécu la bousculade quotidienne du métro parisien, j’arrive à la maison soulagée et, m’apprêtant à jouir pleinement de ce havre de paix et de douceur, j’enlève mes escarpins, redécouvrant l’existence de mes doigts de pieds sans pour autant en retrouver la sensibilité.

Je m’apprête à me trainer jusqu’au canapé pour m’affaler sur Chéri Chéri quand, rompant la magie de cet instant, ce dernier beugle depuis le salon :

« T’es au courant ? »

J’ignore ce parasite sonore qui en plus de briser le calme sortirait mon cerveau de l’état de veille dans lequel il est plongé depuis que j’ai passé la porte et poursuit telle un robot ce pourquoi je me suis programmée ce soir.

Je tombe parfaitement emboité dans les bras de Chéri Chéri, mais avant même que je n’ai le temps de prier pour que rien ne brise la perfection de cet instant avant une bonne heure, sa voix résonne à nouveau dans mes tympans.

Je vis cette énième agression de la journée comme un réel supplice lorsqu’à travers les mots prononcés que je ne prends pas la peine d’écouter je distingue :

« Paul McCartney »

Compteurs à zéro.

D’un bon je me retrouve assise en tailleur, toute ouïe, les yeux écarquillées, bref, prête à recevoir l’info :

« Kisses on the bottom, le nouvel album de Paul McCartney doit sortir le 7 février en France. »

 

mcca2.jpg

 

A 69 ans, l’ex Beatles sort un album titré : « Baisers sur les fesses » !

Je n’en crois pas mes oreilles et j’attrape l’iPhone afin de lire par moi-même.

Il ne s’agit en effet pas d’une blague de Chéri Chéri mais bien de McCartney qui s’amusant du jeu de mot, décida d’extraire cette phrase appartenant au premier titre du disque pour nommer son album.

Dans son contexte, il s’agit de plein de baiser en bas d’une lettre d’amour, comme quoi, même les plus grands ne peuvent s’empêcher de pimenter le romantisme de sarcasme.

Passons, Paul n’a rien perdu de son humour et je m’amuse de son idée.

Pour autant, je découvre également que sur 14 morceaux, l’album ne contiendra que 2 nouvelles compositions de McCartney, les 12 autres n’étant que des reprises de chansons qui ont bercé son enfance.

Il y a quelques mois, en France, Alain Souchon, 67 ans, sortaient un disque sur lequel il partageait les chansons que sa mère lui chantait dans son enfance, aujourd’hui, l’ancien Fab Four interprète les morceaux que lui jouait son père lorsqu’il était jeune.

Je ne doute pas que ce disque sera qualitatif, mais je ne peux pour autant m’empêcher de trouver cela un peu facile, frustrée de ne pas pouvoir apprécier plus de nouvelles créations de mon Beatles préféré.

Soit je veux bien croire qu’approcher la septième dizaine doit être assez difficile à gérer, toutefois, est-ce une raison suffisante pour céder à la régression ?

 

mcca3.jpg

 

Partager cet article
Repost0

commentaires