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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:37

 

macca 1

 

Hier soir, 18h, je plis mes affaires, j'enfile mon T-shirt préféré à l'effigie des Beatles et je pars retrouver Cheri Cheri devant le Palais Omnisports de Paris Bercy.

Ce soir nous avons rendez-vous avec une légende : Sir Paul McCartney. 

Il y a 2 ans, en décembre 2009, nous avions déjà eu la chance d'applaudir ce quart de Beatles génial et je me souviens avoir déversé de grosses larmes d'émotion durant tout le show et même le lendemain. 

Après 24 longs mois d'attente, nous nous apprêtons à revivre ce moment exceptionnel que nous n'aurions raté pour rien au monde mais l'angoisse m'envahie.

Retrouverai-je le charme de la première fois ? 

Nous investissons Bercy vers 20h, la salle se remplit petit à petit, nous échangeons sur les Fab Four avec nos voisins de place, la tension monte.  

A 21h, prise d'une folie fanatique, je ne peux m'empêcher d'hurler mon amour au maître, dès son apparition.

Celui qui a tenu les Beatles à bout de bras et à force d'ingéniosité musicale à partir du 27 Août 1967, date du décès de Brian Epstein leur manageur, lance le coup d’envoi du concert avec un très à propos Hello Goodbye.

Passionné de musique, Paul est incontestablement le Beatles le plus gentil, à 1000 lieues de John dont le mauvais caractère n'avait d'égal que son génie.

A partir du 3ème titre, juste après un chaleureux "Bonjour les copains" de l'artiste, nous ne tenons plus en place et ne résistons pas à l'envie de nous lever pour nous déchaîner complètement dès le premier accord de "All my loving" tout droit sorti de l'album With the Beatles. 

Durant 3 heures intenses, Sir Paul McCartney nous fera voyager à travers le temps, des Beatles à ses albums solos, en passant par d'incontournables titres des Wings comme Nineteen hundred and eighty five extrait de Band on the Run. 

 

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Toujours très proche de son public à qui il s'adresse régulièrement, faisant même parfois l'effort de parler français, il ne manque pas de teinter son show d'humour et d'auto-dérision.

Comme lors de chacun de ses concerts, il rend hommage aux Beatles disparus et c'est cette fois lorsqu'il interprétera le sublime Something présent sur le dernier chef d'oeuvre du groupe mythique et composé par Georges Harrisson que mon baromètre émotif sera le plus élevé. 

McCartney nous fera rire, il nous fera pleurer et il nous touchera enfin par sa simplicité. 

Lui qui remplit les salles du monde entier depuis près de 50ans s'amuse sur scène comme un enfant et semble prendre autant de plaisir que s'il donnait son premier concert. 

Celui que Cheri Cheri et moi vénérons sans aucune honte comme un dieu à part entière de la musique, celui à qui il ne manque que le hiphop pour dire qu'il a expérimenté tous les styles, de la pop au classique en passant par le jazz et l'électro, celui qui fut le seul à s'être réellement intéressé au travail de Goeff Emerick, l'excellent ingénieur du son des Beatles et du Band on the Run des Wings, celui qui du haut de ses 69 ans ne semble pas avoir besoin de boire une seule goutte d'eau en 3 heures de représentation nous a encore une fois offert un show magique gratifiant nos humbles oreilles de 40 mélodies qui ont marqué l'histoire de la musique avec un grand M. 

Il conclura à l'image de la carrière des Beatles, enchaînant Golden Slumbers, Carry That Way et The End, les 3 derniers morceaux du magnifique et ultime album du groupe, Abbey Road, et nous restons bouche bée face à tant de génie. 

Lorsque nous sortons du Palais Omnisports de Paris Bercy nous espérons au plus profond de nous que la vie préservera encore longtemps ce gamin de Liverpool afin que nous puissions un jour partager son concert avec nos futurs enfants.

Hier soir, nous avons rêvé en musique. 

Pour l’heure, je n’ai plus qu’une chose à dire :

“Thank you so much Sir Paul McCartney.”

 

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