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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 20:05

 

Restless 2

 

Samedi, alors que je me prélasse en T-shirt et short de nuit sur le canapé du salon, Chéri Chéri, qui sert également de barrette de mémoire à la blonde que je suis, passe en mode « rappel » et m’annonce alarmé que Restless, le dernier Gus Van Sant ne sera bientôt plus en salle et qu’il nous faut absolument aller le voir ce soir dans un des derniers cinémas de Paris à le jouer encore.

Accompagnés d’un couple d’amis, nous décidons de découvrir ce film le soir même.

Nous partageons un dîner expéditif dans une pizzeria toute proche du cinéma et nous filons nous installer dans la salle obscure pour la séance de 22h15.

Après quelques bandes-annonces qui nous donnerons de découvrir Polisse et Hors Satan, nous sommes enfin plongés dans l’obscurité totale et nos oreilles se laissent chatouiller avec plaisir par une mélodie chère à nous 4 : « Two of Us », The Beatles, 1969, album « Let it Be ».

Notre sentiment est unanime, ce film commence bien.

 

Restless-1.jpg

 

A l’écran, Henry Hopper, fils de Dennis Hopper est allongé sur le bitume et trace le contour de son corps à la craie façon scène de crime. Il joue le rôle d’Enoch Brae, un adolescent n’ayant plus goût à la vie depuis la perte de ses parents dans d’un accident de voiture. Enoch partage son temps entre des parties de bataille naval avec Hiroshi, le fantôme d’un kamikaze japonais mort durant la seconde guerre mondiale et les enterrements d’inconnus auxquels il s’incruste irrémédiablement.

Mais, le fait qu’il semble prendre plaisir à se moquer de la mort passe presque inaperçu à notre morale tant Enoch est beau.

Au court d’un de ces enterrements, il rencontre Annabel Cotton.

Contrairement à lui, cette jolie blonde aux cheveux courts est atteinte d’un cancer du cerveau et se bat tous les jours contre la mort.

Il ne lui reste que 3 mois à vivre.

De cette rencontre naîtra une histoire d’amour dont la force et la pureté émeuvent à elles seules.

Nous sortons de la salle envahis par la douceur de ce film qui n'a pourtant rien de cucu et nous rentrons chez nous sans même partager un verre.

Enfin seuls, nous nous lovons dans les bras l’un de l’autre et nous prenons conscience que ce soir, nous sommes tombés amoureux de l’amour.

 

Restless-3.jpg

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commentaires

K

interessant ! bonne soirée !


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