Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:27

 

Liverpool-3-.-1.jpg

 

Samedi soir, après notre visite de la  Cathedral Church of Christ, nous redescendons vers le centre de Liverpool en passant par le marché de Noel. 

Nous tremblons de froid et malgré les mises en garde de Cheri Cheri, je ne résiste pas à la tentation d'un vin chaud. 

Je goutte et lâche un "bof" peu enthousiaste auquel il réplique en s'inspirant d'une phrase de John Lennon qui en dit long : 

"Le vin anglais, c'est comme le rock français ! "

Je viens de vérifier que cette doctrine s'applique aussi lorsque le vin est chaud ! 

Peu importe, il a au moins l'avantage de relever un peu ma température interne. 

Après nous être nourri d'un Fish and Chips traditionnel, nous passons rapidement à l'hôtel pour nous changer. 

Ce soir nous allons enfin redescendre les marches du Cavern Club. 

J'enfile le débardeur fraichement offert par Cheri Cheri et alors que la musique des pubs de Mathew Street resonne jusqu'à notre chambre, nous ressortons sans perdre une minute afin de profiter au maximum de la vie nocturne particulièrement animée de Liverpool. 

Pour ne pas nous encombrer de nos manteaux dans les pubs, nous nous contentons que d'un pull et remarquons rapidement que nous sommes malgré tout bien plus couverts que la population locale. 

Tandis que certains sont déguisés, la plupart des hommes sont en chemise ou en tshirt; les femmes, elles, se contentent de mini robes toutes plus pailletées les unes que les autres, souvent portées sans collant et elles n'hésitent pas à se jucher sur des chaussures ouvertes dont les talons sont si hauts qu'elles ont du mal à marcher. 

N'imaginez pourtant pas que j'eu un quelconque mal à retenir Cheri Cheri près de moi, en Angleterre le complexe n'existe pas et les rondeurs ne sont pas un frein aux tenues provocantes. 

En leggings noirs, bottes et débardeur, je me sens un peu trop vêtue et pour une fois, j'ai l'impression d'être particulièrement mince tandis que les anglais doivent me prendre pour une anorexique coincée. 

 

Liverpool-3-.-2.jpg

 

Lorsque nous arrivons enfin dans le Cavern Club, nous nous faufilons jusqu'au bar, nous commandons 2 pintes et, alors qu'un groupe se prépare pour son concert à venir, nous partons en repérage afin de trouver un coin de brique où écrire nos noms pour la postérité. 

Les Cave Dwellers montent alors sur la scène aussi mythique que minuscule du Cavern Club. 

Sorte de groupe résidant, leur concept est de reprendre des titres des Beatles, légende oblige, mais tout au long de leur set, ils invitent des clients préalablement inscrits et souvent alcoolisés à partager le micro avec eux.

Le public est réactif, on chante ou plutôt on hurle les paroles des morceaux les plus entrainants des Fab Four, on transpire, bref l'ambiance est chaude mais nous découvrons pour notre plus grande joie que ce n'est qu'un préambule à la folie à venir. 

Une fille à la batterie, un véritable showman au chant et à la guitare et un bassiste que nous surnommerons monsieur Machin à cause de sa coupe de cheveux, voilà ce que nous propose le Cavern Club pour conclure la soirée.

Nous sommes estomaqué devant le talent de ce groupe en nage dont le guitariste n'hésite pas à descendre dans le public pour permettre aux groupies de gratter ses cordes lorsqu'il ne joue pas carrément avec ses dents. 

Nous nous trémoussons sur les rythme endiablés et suons au moins autant que les musiciens.

Lorsque 2 heures sonnent, nous quittons les lieux, le Cavern ferme ses portes et nous remarquons qu'il a plu. 

Pour autant, la fête continue dans la rue où les hauts talons se portent désormais à la main, les filles préférant déambuler pieds nus dans les flaques d'eau. 

A cette heure ci à Liverpool la population a trop bu pour avoir froid mais l'esprit est festif. 

Épuisés, nous rentrons finalement au Hard Days Night Hotel vers 4 heures du matin pour une dernière nuit avant de retrouver la morosité parisienne. 

Je crois être tombée définitivement amoureuse de Liverpool où la musique semble être génétique !! 

Le moindre petit groupe de reprise sonne juste et même les chanteurs de rue parviennent à nous épater ! 

De 7 à 77 tout le monde vibre en rythme. En plus de la bière, c'est le rock que la population a dans le sang et c'est ce que j'aime dans la culture anglaise !

 

Liverpool-3-.-3.jpg

Partager cet article
Repost0

commentaires