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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 20:48

 

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Samedi matin, à 8h00, je me levais sans bruit et je filais directement dans la salle de bain.

Après une heure passée à me tartiner de produit Lush, j’en sortais enfin prête pour la mission du jour : profiter du passage de Paul McCartney à l’Elysée pour l’apercevoir de près.

Vêtue de mon T-shirt Cavern, je partais donc rejoindre ma complice d’investigation place de la Concorde, le rendez-vous étant donné pour 11heures.

Malgré sa passion non dissimulée pour les Beatles, Chéri Chéri a quant à lui décidé de se désolidariser de l’expédition au profit de son lit, ce qui ne manquât pas de créer au sein de notre couple, un séisme de niveau 7 sur l’échelle de Richter.

Anxieuse, je passe tout le trajet de bus à remuer irréfrénablement sur l’intégrale des Fab Four qui tourne en aléatoire dans mon iPod.

Jouissant d’un timing parfait, nous nous retrouvons à l’heure prévue et remontons ensemble le début des Champs Elysées jusqu’à l’avenue Marigny que nous empruntons au pas de course. Une fois rue St Honoré, nous tombons sur une petite trentaine de personnes regroupées entre l’hôtel Bristol et le Palais Présidentiel. Un T-shirt Band on the Run arpente le trottoir, une fille sort une basse Hofner de sa housse, quelques journalistes s’installent, la police de l’Elysée monte en pression.

Pourtant, nous n’avons pas l’air méchant et nous sommes bien plus calme que les adolescentes boutonneuse qui se pressent devant NRJ lors des venues de Justin Bieber.

 

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A midi, les cœurs se serrent, les poils se hérissent, la grande grille en fer forgée s’ouvre et de grosses Mercedes noires passent devant nous avant de s’engouffrer dans la cour. Une fenêtre se baisse, Paul McCartney nous fait un signe furtif de la main.

Avant que les grilles ne se referme, nous le voyons entrer dans le Palais et nous ne pouvons nous empêcher de remarquer qu’à 70 ans, l’ex Beatles a toujours la ligne !

Au bout d’une heure, Sir McCartney ressort enfin et il s’amuse en passant à montrer fièrement sa légion d’honneur fraîchement remise par François Hollande.

En fin de compte, aimer Paul c’est bien normal !

 

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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 23:37

 

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Vendredi, après avoir effectué avec émotion les dernières heures de travail prévues par le contrat qui me liait à l'entreprise dans laquelle j'évoluais depuis octobre dernier, je rejoins Chéri Chéri et une dizaine d'amis afin de nous rendre tous ensemble au Festival Main Square à Arras.

Ce week-end, j'ai décidé de noyer mon chagrin dans la musique et la bière coupée à l'eau.

Une fois extirpés des embouteillages parisiens, le stress de notre quotidien s'estompe et laisse place à une ambiance festivalière joviale sur une  playlist regroupant les meilleurs titres des groupes que nous nous apprêtons à apprécier sur scène et spécialement préparée par Chéri Chéri pour l'occasion.

Une fois arrivée sur le domaine d'Arras, nous nous hâtons de piquer nos tentes et je reconnais me montrer un peu pressante afin de ne rien rater du premier concert auquel nous avons prévu d'assister : Justice !

Nous sommes finalement en avance pour le show de Gaspard Augé et Xavier de Rosnay.

 

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Ostentatoire, la croix, symbole emblématique du groupe, illumine enfin la scène.

S’enchainent alors 1h30 de sons compressés à l’extrême, de prods finement ciselées, de rythmes lourds qui vibrent le long de nos colonnes vertébrales et remontent jusqu’aux pointes de nos échines.

Le duo français nous offre un spectacle autant visuel qu’auditif indéniablement à la hauteur de la frustration ressentie lorsqu’il y a un mois, me levant à 3h30, je due, par conscience professionnelle, revendre mes places et renoncer à assister à leur concert au Zénith de Paris.

Le soir même de mon dernier jour de travail, les 2 DJs m’offrent en live Genesis, Dance, Stress, DVNO, Civilization, Audio/Vidéo/Disco … et j’en passe.

Comme quoi, il y a une Justice !      

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 17:30

 

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Samedi, vers 20 heures, alors qu'Izia se déchaîne sur la scène centrale du festival, Cheri Cheri et moi profitons des derniers rayons que le soleil offrira aux Solidays 2012 avant d'affronter le programme de dimanche qui s'annonce déjà boueux.

Comme à chaque fois, la fille de Jacques Higelin, prend comme à chaque fois un plaisir bestial et non dissimulé à rugir jusqu'au dernier larsen.

La scène se vide et, profitant d'un battement d'une heure avant le prochain concert, les organisateurs ont la bonne idée de diffuser en direct le match France-Espagne en direct de l'Euro 2012 sur l'écran géant devant lequel la foule ne tarde pas à se rassembler.

Nous décidons donc d'aller vite chercher de quoi nous alimenter et de revenir dîner devant le foot avant de découvrir Triggerfinger, un groupe de rock belge dont un ami nous vente les mérites depuis le début des festivités.

Nous partons donc en quête d'un repas et, alors que j'hésite entre le stand, africain, libanais ou thaïlandais, Chéri Chéri vote pour un Grec, idéal selon lui à déguster devant un match de foot.

Tout en me résignant à le suivre pour ne pas perdre de temps, je lui reproche son manque de curiosité et son addiction à la malbouffe quand il rajoute :

"Angela Merkel en mange bien 1 tous les dimanches et ça ne l'empêche pas d'être Chancelière !"

 

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Son image me vient en tête l'espace d'une fraction de seconde et je fais demi-tour : pour moi ce sera définitivement thaïlandais.

Après cet épisode alimentaire, nous revenons donc nous asseoir devant l'écran pour découvrir que nous avons déjà encaissé 1 but en début de deuxième quart d'heure.

Chéri Chéri est soulagé de ne pas avoir vu cette action qui lui aurait certainement coupé l'appétit.

Délaissant un moment la musique, nous espérons encore que nos bleus remontent au score quand, 1/4 d'heure avant la fin du match, les artistes décident de reprendre leurs droits sur les Solidays et les supporters sont priés de se rendre à la scène Dôme, à l'autre bout de l'hippodrome de Longchamp, afin de laisser leur place aux fans du groupe Zebda.

Sans prévenir, Chéri Chéri m'attrape la main et détale comme un lapin, m'entraînant dans sa course effrénée au travers du Festival.

Nous arrivons en nage sous le chapiteau juste à temps pour apprécier un deuxième but de l'Espagne dans nos cages pendant les arrêts de jeux.

Bref, nous avons mouillé le maillot pour une équipe de France qui de son côté, s'est faite éliminer à sec !

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:26

 

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Hier, tout au long de la journée, je redouble d'efficacité afin de tenir un rythme élevé qui me permettra de finir suffisamment tôt pour me permettre de noircir mes yeux avant de retrouver Cheri Cheri devant le Casino de Paris. 

 Cette soirée s'annonce rock'n'roll et pour cause, nous allons assister à un concert 2 en 1 : Miles Kane suivit de Arctic Monkeys ! 

 Tandis que nous faisons la queue pour le vestiaire dans le but de nous délester de nos chauds manteaux d'hiver, nous entendons les premiers accords de Miles Kane qui n'a de première partie que la place sur l'affiche. 

 Nous sommes bouillants d'impatience.

 Victimes d'une organisation typiquement française, nous rentrons dans la salle très en retard mais les guitares ne mettent que quelques riffs à nous rattraper. Très vite nous oublions notre arrivée chaotique.

 Le jeune anglais des faubourgs de Liverpool, admirateur des Beatles et ancien leader de The Rascals maitrise. 

 Mais, quand, comme lui on grandit dans l'univers des Fab Four, qu'on a comme cousin James Skelly, un des 2 chanteurs guitaristes de The Coral et comme pote Alex Turner des Arctic Monkeys, on peut dire qu'on a un terrain favorable pour réussir dans le rock. 

 

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20h50, c'est justement à Alex Turner d'entrer en scène avec son groupe face à une salle remplie d'une grosse partie de ses compatriotes. 

Col roulé, gomina et banane tombante, de loin, j'ai un peu l'impression de voir Lennon à l'orée des Beatles. 

Même si Cheri Cheri trouve le show plus calme que d'habitude, dans la lignée de leur dernier album sobrement intitulé "Suck it and see", il est suffisamment soutenu pour que je perde au moins 2,7 kg en 1 heure et demie. 

La prestation est propre, le son est bon, le public est fan. 

Lorsque Miles Kane rejoint Alex Turner pour la der des ders, nous retenons notre souffle.

Parallèlement, les 2 amis forment le duo The Last Shadows Puppets et secrètement nous espérions depuis 3 mois qu'ils profitent de ce concert pour nous faire le cadeau de quelques titres de leur composition commune.

Mais il n'en est rien, ils joueront bien ensemble mais un seul titre mais de qualité, "505" extrait de "Favorite Worst Nigthmare" le second album des Arctic en 2005.

Nous ne pouvons nier une petite déception, mais si légère que nous l'oublierons vite. 

Lorsque nous rentrons à la maison, c'est avec le sentiment excitant d'avoir passé quelques heures outre Manche. 

God Save The Rock ! 

 

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 19:38

 

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Hier soir, après avoir mal vécu la bousculade quotidienne du métro parisien, j’arrive à la maison soulagée et, m’apprêtant à jouir pleinement de ce havre de paix et de douceur, j’enlève mes escarpins, redécouvrant l’existence de mes doigts de pieds sans pour autant en retrouver la sensibilité.

Je m’apprête à me trainer jusqu’au canapé pour m’affaler sur Chéri Chéri quand, rompant la magie de cet instant, ce dernier beugle depuis le salon :

« T’es au courant ? »

J’ignore ce parasite sonore qui en plus de briser le calme sortirait mon cerveau de l’état de veille dans lequel il est plongé depuis que j’ai passé la porte et poursuit telle un robot ce pourquoi je me suis programmée ce soir.

Je tombe parfaitement emboité dans les bras de Chéri Chéri, mais avant même que je n’ai le temps de prier pour que rien ne brise la perfection de cet instant avant une bonne heure, sa voix résonne à nouveau dans mes tympans.

Je vis cette énième agression de la journée comme un réel supplice lorsqu’à travers les mots prononcés que je ne prends pas la peine d’écouter je distingue :

« Paul McCartney »

Compteurs à zéro.

D’un bon je me retrouve assise en tailleur, toute ouïe, les yeux écarquillées, bref, prête à recevoir l’info :

« Kisses on the bottom, le nouvel album de Paul McCartney doit sortir le 7 février en France. »

 

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A 69 ans, l’ex Beatles sort un album titré : « Baisers sur les fesses » !

Je n’en crois pas mes oreilles et j’attrape l’iPhone afin de lire par moi-même.

Il ne s’agit en effet pas d’une blague de Chéri Chéri mais bien de McCartney qui s’amusant du jeu de mot, décida d’extraire cette phrase appartenant au premier titre du disque pour nommer son album.

Dans son contexte, il s’agit de plein de baiser en bas d’une lettre d’amour, comme quoi, même les plus grands ne peuvent s’empêcher de pimenter le romantisme de sarcasme.

Passons, Paul n’a rien perdu de son humour et je m’amuse de son idée.

Pour autant, je découvre également que sur 14 morceaux, l’album ne contiendra que 2 nouvelles compositions de McCartney, les 12 autres n’étant que des reprises de chansons qui ont bercé son enfance.

Il y a quelques mois, en France, Alain Souchon, 67 ans, sortaient un disque sur lequel il partageait les chansons que sa mère lui chantait dans son enfance, aujourd’hui, l’ancien Fab Four interprète les morceaux que lui jouait son père lorsqu’il était jeune.

Je ne doute pas que ce disque sera qualitatif, mais je ne peux pour autant m’empêcher de trouver cela un peu facile, frustrée de ne pas pouvoir apprécier plus de nouvelles créations de mon Beatles préféré.

Soit je veux bien croire qu’approcher la septième dizaine doit être assez difficile à gérer, toutefois, est-ce une raison suffisante pour céder à la régression ?

 

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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 11:00

 

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Hier soir, après un passage express aux toilettes du travail pour un repoudrage de nez futile mais nécessaire, je rejoins Chéri Chéri devant le Bataclan.

Après une semaine de monomaniaqueries Beatles, nous avons rendez-vous avec un des principaux acteurs du renouveau du rap français : Orelsan.

Face à l'admiration que je lui porte, Chéri Chéri a remué ciel et terre pour nous avoir des invitations pour ce concert.

Pourtant, à l'approche de la salle, je le sens fébrile et plutôt tendu.

Nous nous installons sans avoir besoin de faire la queue mais lorsque je décide d'aller chercher notre bière habituelle d'avant-concert, il peine à me laisser m'éloigner de lui.

Je reviens, il est soulagé.

20h45 sonnent, Orelsan entre en scène vêtu de la tenue de l'empereur de Star Wars : il ouvre avec Raelsan.

Nous avons donc affaire à un rappeur geek, qui collectionne les montre G-Shock et qui avoue, dans le titre 2010, avoir regardé 8 fois les 460 épisodes de l'animé tiré du célèbre manga One Piece.

Même s'il se défend dans le même titre de ne pas faire du rap de geek, il ne peut nier partager avec eux certaines passions.

 

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Ce soir le jeune Caennais largué a bien mûri.

Celui qui avait fait aboyer les chiennes de garde avec Sale Pute, titre incompris devenu instantanément polémique de Perdu d'avance son premier album au début de l'année 2009, nous livre en cette fin 2011 un portrait au couteau de notre société en perdition.

De Plus rien ne m'étonne au Chant des Sirènes, il rappe notre réalité grâce à des mots choisis avec précision.

Il n'a peut-être pas arrêté l'école pour faire du rap mais il a bien fait de ne pas arrêter le rap pour continuer l'école.

Les poils de mes bras se hérissent sur La petite marchande de porte-clefs, Chéri Chéri a les larmes aux yeux, nous sommes émus.

Orelsan conclura par Suicide Social que j'attendais secrètement depuis le début.

Lorsque les lumières se rallument, sous le charme de ses mots, je me déclare officiellement amoureuse de l'auteur de ces textes au fond grave et à la forme travaillée.

Chéri Chéri, qui avait presque oublié la jalousie dont il fait preuve à l'égard de ma fascination pour cet artiste, manque de faire une syncope.

Nous croiserons Orelsan redevenu Aurélien à l'aftershow, une demie heure après le concert, je suis touchée par son humilité, Chéri Chéri quant à lui retiendra que le rappeur est en couple et qu'il n'est donc pas disposé à prendre sa place à mes côtés.

Il m'embrasse de joie et 2 coupes de champagne plus tard, nous rentrons enfin chez nous.

Grâce à Orelsan et à des groupes comme 1995 on peut le dire aujourd'hui :

"Le rap c'était mieux maintenant !" 

 

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 22:17

 

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Ce soir je rentre du travail et comme par magie, j'entends résonner la voix de John Lennon avant même de passer la porte. 

Actualité oblige, Chéri Chéri a décidé que ce soir nous écouterons chacun des albums de l'artiste en commémoration des 31 ans de sa mort. 

Le 8 décembre 1980, John Lennon nous quittait, victime d'un fan déséquilibré. 

Toute la soirée, nous revivons en musique la carrière de ce génie complexé qui, n'aimant pas sa voix, demandait à George Martin de la saturer au maximum. 

Nous l’entendons s’égosiller sur Twist and Shout enregistrée le 11 février 1963 au terme d’une session marathon qui dura 585 minutes et durant laquelle les Beatles mettront en boîte l’intégralité de leur premier album, Please Please Me.

Nous ressentons son mal être sur Help !, titre éponyme de l’album sorti en 1965, soit 2 ans après le début de la Beatlesmania et qui restera pour lui son préféré au sein du groupe. Véritable appel au secours, John Lennon le considérait comme le plus authentique de cette période et expliquera à son propos en 1980 :  

« La folie Beatles dépassait l'entendement. Nous fumions de la marijuana au petit-déjeuner. Nous étions vraiment là-dedans et personne ne pouvait communiquer avec nous, car nous étions dans notre propre monde, yeux vitreux et ricanant tout le temps. C'était ça, la chanson Help! »

Né le 9 octobre 1940 à Liverpool en plein raid aérien, John avait tous les symptômes de l’enfant précoce mais à l’heure où l’on ne testait pas les QI, les surdoués n’existaient pas et ses professeurs jugeait son cas sans espoir.

Nous nous remémorons le film Nowhere Boy et l’enfance difficile du Beatles le plus imprévisible qui s’attirera les foudres de l’Amérique bien pensante en déclarant lors d’une interview en 1966 que son groupe était plus populaire que Jésus.

 

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Les fans choqués renierons alors un temps les Fab Four et irons même jusqu’à brûler leurs disques.

Celui qui donna du fil à retordre à Geoff Emerick, leur ingénieur du son, lorsqu’il exigera que sa voix sonne comme celle du Dalaï Lama psalmodiant du haut d’une montagne sur la chanson Tomorow Never Knows de l’album Revolver en 1966, celui qui fera installer un lit pour Yoko Ono dans Abbey Road, celui qui trouvera en Phil Spector une sorte d’alter égo musical, vivait dans la passion et dans l’extrême.

Lennon était un artiste à la personnalité complexe mais dont le talent pardonnait les écarts.

Chéri Chéri passe au disque suivant, Plastic Ono Band, le premier album solo de John qui s’ouvre avec le subjuguant Mother .

Il aura fallu que les Beatles splittent pour que le gamin de Liverpool se livre enfin.

Ses textes sont plus personnels, plus sérieux, plus graves. Lennon se raconte et s’engage pour donner une chance à la paix.  

Well Well Well, Working Class Hero, Love, Instant Karma, Tell Me The Truth

Le 8 décembre 1980, Mark David Chapman abat John Lennon de 5 balles d'un 38 spécial dans le dos.

Il sera le premier des 4 garçons dans le vent à nous quitter.

Il nous laisse son œuvre en souvenir mais emporte alors avec lui tout espoir de reformation des Beatles. 

Nous savourons avec émotion les dernières notes du sublime Across the Universe qui voyage dans l’espace depuis le 4 février 2008, date du 50ème anniversaire de la Nasa.

Cette nuit dans nos rêves, nous nous promèneront dans Strawberry Fields, nous arpenterons Penny Lane et nous retrouverons peut-être Lucy dans le ciel avec des diamants.

Une chose est sure, faute de changer le monde, John Lennon a révolutionné la musique au-delà de l’univers !

 

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 18:37

 

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Hier soir, 18h, je plis mes affaires, j'enfile mon T-shirt préféré à l'effigie des Beatles et je pars retrouver Cheri Cheri devant le Palais Omnisports de Paris Bercy.

Ce soir nous avons rendez-vous avec une légende : Sir Paul McCartney. 

Il y a 2 ans, en décembre 2009, nous avions déjà eu la chance d'applaudir ce quart de Beatles génial et je me souviens avoir déversé de grosses larmes d'émotion durant tout le show et même le lendemain. 

Après 24 longs mois d'attente, nous nous apprêtons à revivre ce moment exceptionnel que nous n'aurions raté pour rien au monde mais l'angoisse m'envahie.

Retrouverai-je le charme de la première fois ? 

Nous investissons Bercy vers 20h, la salle se remplit petit à petit, nous échangeons sur les Fab Four avec nos voisins de place, la tension monte.  

A 21h, prise d'une folie fanatique, je ne peux m'empêcher d'hurler mon amour au maître, dès son apparition.

Celui qui a tenu les Beatles à bout de bras et à force d'ingéniosité musicale à partir du 27 Août 1967, date du décès de Brian Epstein leur manageur, lance le coup d’envoi du concert avec un très à propos Hello Goodbye.

Passionné de musique, Paul est incontestablement le Beatles le plus gentil, à 1000 lieues de John dont le mauvais caractère n'avait d'égal que son génie.

A partir du 3ème titre, juste après un chaleureux "Bonjour les copains" de l'artiste, nous ne tenons plus en place et ne résistons pas à l'envie de nous lever pour nous déchaîner complètement dès le premier accord de "All my loving" tout droit sorti de l'album With the Beatles. 

Durant 3 heures intenses, Sir Paul McCartney nous fera voyager à travers le temps, des Beatles à ses albums solos, en passant par d'incontournables titres des Wings comme Nineteen hundred and eighty five extrait de Band on the Run. 

 

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Toujours très proche de son public à qui il s'adresse régulièrement, faisant même parfois l'effort de parler français, il ne manque pas de teinter son show d'humour et d'auto-dérision.

Comme lors de chacun de ses concerts, il rend hommage aux Beatles disparus et c'est cette fois lorsqu'il interprétera le sublime Something présent sur le dernier chef d'oeuvre du groupe mythique et composé par Georges Harrisson que mon baromètre émotif sera le plus élevé. 

McCartney nous fera rire, il nous fera pleurer et il nous touchera enfin par sa simplicité. 

Lui qui remplit les salles du monde entier depuis près de 50ans s'amuse sur scène comme un enfant et semble prendre autant de plaisir que s'il donnait son premier concert. 

Celui que Cheri Cheri et moi vénérons sans aucune honte comme un dieu à part entière de la musique, celui à qui il ne manque que le hiphop pour dire qu'il a expérimenté tous les styles, de la pop au classique en passant par le jazz et l'électro, celui qui fut le seul à s'être réellement intéressé au travail de Goeff Emerick, l'excellent ingénieur du son des Beatles et du Band on the Run des Wings, celui qui du haut de ses 69 ans ne semble pas avoir besoin de boire une seule goutte d'eau en 3 heures de représentation nous a encore une fois offert un show magique gratifiant nos humbles oreilles de 40 mélodies qui ont marqué l'histoire de la musique avec un grand M. 

Il conclura à l'image de la carrière des Beatles, enchaînant Golden Slumbers, Carry That Way et The End, les 3 derniers morceaux du magnifique et ultime album du groupe, Abbey Road, et nous restons bouche bée face à tant de génie. 

Lorsque nous sortons du Palais Omnisports de Paris Bercy nous espérons au plus profond de nous que la vie préservera encore longtemps ce gamin de Liverpool afin que nous puissions un jour partager son concert avec nos futurs enfants.

Hier soir, nous avons rêvé en musique. 

Pour l’heure, je n’ai plus qu’une chose à dire :

“Thank you so much Sir Paul McCartney.”

 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 16:58

 

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Hier soir, tandis que j'agrémente  consciencieusement 6 de mes ongles d'une pomme verte et les 4 autres du logo The Beatles en prévision de la soirée d'aujourd'hui et du weekend à venir, Cheri Cheri décide de nous faire réviser et nous réécoutons chacun des titres des Beatles dont nous hurlons à tue tête les paroles. 

A 2 jours de mon anniversaire qui marque également notre départ pour un weekend pèlerinage à Liverpool, Paul McCartney vient à Bercy et en tant que fans au 5eme degré, nous nous devons d'être prêts pour honorer notre idole. 

Mais, lorsque l'iPod se met à jouer Here come the sun, morceau présent sur l'album  Abbey Road et composé par Georges Harrison, nous nous rappelons que ce dernier nous quittait il y a exactement 10ans jour pour jour, ne nous laissant plus que 2 Fab Four en vie : Paul et Ringo. 

 

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Le plus timide des Beatles au sourire mélancolique eut bien du mal à s'imposer face au génie du duo Lennon/McCartney. 

Pourtant, nous lui devons quelques uns des plus beaux titres du groupe mythique et surtout l'intégration de la cithare dans certains de leurs morceaux, utilisée pour la première fois sur le titre Norwegian Wood dans l'album Rubber Soul. 

C'est le jeune Georges qui sera à l'origine de toutes les sonorités indiennes qui suivront et enrichiront significativement les créations des Beatles.

Malgré quelques faiblesses qui pousseront Paul à doubler régulièrement les solos de guitare qui donnaient de la corde à retordre à Georges dans ses débuts, Harrison a lui aussi contribué à élargir un peu plus encore ce vaste univers musical créé par les Beatles : la Pop. 

Les titres s'enchaînent et c'est après le sublime Here There and Everywhere de Paul sur Revolver que nous décidons de partir nous coucher.

Ce matin je me lève à la première note de I'm Only Sleeping du même album, dans lequel, si vous tendez l'oreille, vous pourrez entendre des sons à l'envers, technique utilisée pour la première fois sur Rain dans l'opus précédant : Beatles for Sale. 

Je suis à la fois fébrile et excitée, ce soir j'ai rendez-vous avec une des dernières légendes vivantes sur cette Terre, je vais voir jouer mon Beatles préféré :

Le génial Paul McCartney. 

 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:30

 

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Hier soir, je quitte exceptionnellement le travail à 18h30 et sans prendre le temps de me changer, je rejoins Chéri Chéri au pas de course devant le Bataclan.

La file d’attente est longue et même si elle s’étale sur une bonne partie de la rue Oberkampf, trahis par son âge, je n’ai aucun mal à le trouver au milieu de cette foule de jeunes pubères car oui, ce soir nous allons applaudir 1995, groupe de rap français dont le nom est aussi l’année de naissance de la plupart de ses 6 membres.

C’est sur Internet que cette bande d’ados a retenu notre attention dans des vidéos de matchs verbaux à blanc : les rap contenders. Etonnement, un à un ces rappeurs précoces ridiculisaient chacun de leurs adversaires plus âgés d’au moins 10 ans et rien que pour cette raison, nous avons eu envie de nous intéresser de plus près à ces phénomènes.

Lorsque nous rentrons dans la salle, nos narines sont envahies par une odeur planante et peu licite qui flotte déjà dans le Bataclan.

Après nous être abreuvés d’un demi, nous nous installons au balcon, loin des mouvements de la fosse.

C’est avec joie que nous découvrons enfin que nous ne sommes pas les plus âgés, en effet, de nombreux parents ont également fait le déplacement, aussi contraints que forcés par leur progéniture.

 

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20h30 passées, 1995 monte sur scène.

Débordant d’énergie, à l’aise comme s’ils étaient nés un micro dans les mains et maîtrisant l’espace aussi bien que les punch-lines, le groupe nous scotche.

Nous sommes immédiatement subjugués par le talent de ces 6 gamins à qui nous aurions des scrupules à dépanner une clope dans la rue mais dont le niveau est bien supérieur à celui de la plupart de leurs aînés.

Une heure plus tard, alors que nous imaginons que le show touche à sa fin puisque le groupe n’a pour l’instant édité qu’un simple EP de 8 titres, il nous annonce l’arrivée d’un invité surprise et non des moindres puisque c’est Orelsan qui à son tour entre en scène.

Sorte de grand frère de cette nouvelle vague du Hip-Hop français qui prône un retour au source, l’artiste controversé interprète successivement Raelsan, 1990 et le très bon Jimmy Punchline. 

Après cet interlude qui n'a fait qu’accentuer mon bonheur d’assister à ce concert, 1995 reprend possession des lieux pour encore 1h de flows endiablés.

Particulièrement marqués par le plaisir que prend le groupe sur scène, plaisir ô combien partagé par le public, nous sortons de la salle exténués après 2h de concert sans une seule fausse note.

Merci et chapeau bas les petits gars, ou plutôt devrais-je dire casquette à l’ancienne car une chose est certaine :

1-9-9-5 : c’est bien l’équipe qui te met des gifles au micro !  

 

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