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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 19:14

 

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Hier soir, lorsque je rentre enfin à la maison, il est à 21h05 si bien qu’à  peine mon manteau tombé, je file à la cuisine et passe mon tablier.

Je cuisine, nous dînons et lorsque nous sortons de table, Chéri Chéri allume la télé, comme d’habitude, quant à moi, je décide machinalement de faire un tour de mes actualités Facebook afin de me tenir au courant des moindres faits et gestes de mes 600 amis.

Pourtant, j’ai beau vérifier la connexion, la page web est inaccessible.   

Alors que je me rabats sur mon iPhone pour découvrir que là aussi, l’application a disparue, Chéri Chéri ne peut s’empêcher d’esquisser un petit rire mesquin qui trahit immédiatement sa culpabilité.

En effet, alors que j’ai négocié plusieurs moi avec le service informatique de ma boîte pour pouvoir assouvir mon addiction aux réseaux sociaux sur mon lieu de travail, voilà que mon propre Chéri Chéri a décidé de la bloquer chez nous.

Je rentre alors dans une colère révolutionnaire face à son despotisme et je n’hésite pas à le traiter de tous les noms, je vais même jusqu’à l’appeler Kim Jong-il, célèbre représentation vivante de l’omnipotence.

Voulant temporiser, il m’avoue qu’une fois de plus qu’il a voulu se servir de moi pour vérifier une étude. Me voilà de nouveau réduite au rang de souris de laboratoire.

Investi par la cause, il m’explique que de nombreuses femmes ont récemment été sondées sur une question : si vous deviez vous passer pendant une semaine de sexe ou de Facebook, lequel choisiriez-vous de garder.

Le résultat qui a alarmé Chéri Chéri est le suivant : 1 femme sur 5 préfère se passer de sexe.

 

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Espérant que je ferais partie des 4 autres, il semble particulièrement déçu par la démesure de ma réaction d’autant plus que depuis le début de la semaine, il s’était montré sexuellement distant et que je n’avais rien remarqué. Au lieu de ressentir un quelconque manque, je pensais simplement qu’il avait compris que j’étais fatiguée.

Par contre, il ne m’aura pas fallu 2 heures pour m’indigner contre l’absence de facebook.

Dans l’incompréhension totale, Chéri Chéri se laisse tomber dans le canapé et je sens bien qu’il est de mon devoir d’intervenir rapidement si je ne veux pas qu’il tombe dans une profonde dépression à la découverte de la futilité relationnelle de la Blonde que je suis.

Je lui avoue donc à contre-cœur que si Facebook est si essentiel à mes yeux ce n’est pas pour les 599 personnes dont je ne connais vraiment qu’un petit quart mais bien par rapport à lui !

En effet, ce réseau social virtuel me permet de surveiller Chéri Chéri à distance, un peu comme le fait une jeune mère pour son bébé via le babyphone.

L’analogie limite de cette excuse me permet en réalité d’excuser ma déviance voyeuriste en mettant en cause une sorte de transfert de l’instinct maternelle.

Quoiqu’il arrive, pour un homme, il vaut mieux être un peu névrosée que jalouse maladive !

Néanmoins, je pense qu’il a quand même compris que sur le net comme dans la vie, il doit se tenir à carreaux :

The Blond is watching him !

 

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 20:26

 

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Hier soir, je rentre du travail avec une envie de faire pipi qui me presse depuis une bonne heure et que je ne me sens pas capable de réfréner bien plus longtemps.

J’entre donc dans l’appartement comme une sorte de cyclone, j’ouvre la porte des toilettes et je me retrouve nez à nez avec un Chéri Chéri assis sur le trône et plongé dans la lecture du Rock&Folk d’Octobre qu’il n’a pas encore fini. Il lève les yeux et d’un calme olympien, il prononce un seul mot :

« Occupé »

Je referme, et commence à sautiller devant la porte en lui demandant de se dépêcher et d’aller terminer son magazine sur le canapé, lieu que je considère bien plus approprié à la lecture que les WC.

Je déblatère alors frénétiquement l’histoire de mon combat pour des commissions plus rapides.

Dès 1993, lorsque mon petit frère découvrait les secrets de la lecture et le journal de Mickey j’ai commencé à lutter.

Mon militantisme s’est renforcé lorsque la Gameboy fut introduite dans notre famille.

Là, il monopolisait l’endroit des heures durant s’amusant à m’entendre pester de l’autre côté de la porte ce qui ne le déconcentrait pas pour autant dans ses parties.

C’est à cette époque que je commençais à m’armer de pinces-monseigneur récupérées dans la boîte à outils familiale qui me permettaient d’ouvrir la porte de l’extérieur pour le déloger du trône.

 

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Plus de 20 ans après, je ne pensais pas devoir militer à nouveau.

N’en pouvant plus de m’entendre, Chéri Chéri sort excédé en m’accusant de le bloquer et de ne pas comprendre que la lecture avait des effets déconstipant.

Je fonce et soulage ma vessie en moins de 2 minutes 30 avant de sortir des toilettes pour rire face à cette excuse universelle temporisée depuis déjà 3 ans par une étude scientifique.

En effet, le docteur Ron Shaoul, un chercheur israélien, s’est déjà intéressé aux habitudes de lectures aux toilettes des adultes de son pays.

Il a donc interrogé 499 personnes des 2 sexes âgés de 18 à 65 ans.

Parmi eux, 64% des hommes déclaraient lire sur le trône contre 41% des femmes.

Mais alors que Ron Shaoul pensait guérir le monde de la constipation en prouvant que le fait d’être assis et de lire aux toilettes pouvait être relaxant et rendre les choses plus faciles, outre le fait que les lecteurs restent plus longtemps assis au petit coin que les non lecteurs, ce qui semble plutôt logique, l’étude a montré que si les lecteurs semblaient un peu moins constipés que les autres, ils étaient surtout plus sujet aux hémorroïdes !

Afin d’être certaine que Chéri Chéri ait bien saisi les risques douloureux auxquels il s’exposait et qu’il soit définitivement dissuadé de récidiver je rajoute :

« Ça te dit un chili ce soir ? » 

 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 19:20

 

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Ce matin, mon réveil sonne. Comme chaque matin, j’appuie automatiquement sur l’écran tactile de mon iPhone pour le faire taire et je me rendors pour les 10 minutes de rab que j’ai pris l’habitude de m’autorise. Lorsque je ré-ouvre les yeux, je n’ai plus qu’un quart d’heure pour me laver, boire mon café, choisir une tenue, m’habiller, me maquiller, me coiffer et me parfumer.

Considérant le temps qui m’est imparti pour effectuer toutes ces tâches, je décide de remplacer mon brushing habituel par l’enroulage de mes cheveux exceptionnellement non-lavés dans l’élastique, de prendre au hasard un pull et un jean dans le dressing en priant pour qu’il s’accordent et de tirer un trait sur le café et le maquillage.

Je suis donc peu présentable lorsque j’arrive au travail, mais j’ai réussi l’exploit d’être à l’heure, ce que je pense être le plus important.

Lorsque je rentre le soir, la fierté de mon record personnel est bien loin. J’ai passé l’une des pires journées de travail de ma vie.

 

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Je raconte alors à Chéri Chéri comment mon boss n’a cessé de douter de mes compétences, comme s’il s’était levé ce matin en n’ayant plus confiance en moi.

Pourtant Chéri Chéri n’a pas l’air étonné et ne trouve rien de mieux à dire que :

« Normal, tu as vu ta tête ? »

Moi qui aie toujours pensé que ce lui qui serait le bon me trouverait belle en toute circonstance, y compris au réveil, je me vexe irrémédiablement. C’est alors que Chéri Chéri me fait part d’une étude fraîchement réalisée par des chercheurs d’Harvard et de Boston.

25 femmes de toutes couleurs et origines ont été photographiées sans maquillage, avec un maquillage naturel, avec un maquillage dit « professionnel » et avec un maquillage glamour.

Les clichés ont ensuite été présentés à 2 groupes d’adultes contenant à chaque fois une minorité d’homme.

Le premier groupe n’avait que 250 milliseconde pour se faire un opinion alors que le deuxième pouvait prendre le temps qu’il voulait pour les observer.

Dans les 2 cas, le résultat est sans appel : les femmes dont la peau, les lèvres et les yeux étaient le plus contrastés, donc les femmes maquillées, paraissaient plus apte à un travail de qualité.

Je suis outrée !

C’est décidé, à ma prochaine panne de réveil, je prendrais mon temps et je me présenterai 1 heure en retard mais apprêtée. La journée ne s’en passera visiblement que mieux.

Décidemment, le monde du travail est bien superficiel !

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 20:52

 

café 1

 

Hier soir, je rentre à la maison contrariée. Ce genre de contrariété qui pourrait rapidement vous faire tomber une blonde en dépression.

Ayant enfin réuni la somme nécessaire à l’achat de la paire de boots repérée il y a un mois sur le site internet d’une marque de chaussures étrangère que j’affectionne particulièrement mais dont je tairais le nom pour préserver son exclusivité à mes pieds sur le sol français, ce n’est pas sans une certaine joie qu’avant de quitter le travail je décide de me connecter pour les commander.

Très vite l’excitation retombe. Au moment de choisir ma pointure, je découvre que celle-ci est en rupture de stock.

Cette nouvelle m’attriste profondément et je dois avouer avoir ressenti mon cœur se serrer.

Je ferme ma session en pensant aux nombres de vernis à ongles et à la petite jupe vintage que je me suis refusée le mois dernier en prévision de l’achat de ces boots.

Les larmes au bord des yeux, je quitte le bureau.

A son tour Chéri Chéri franchit la porte de l’appartement. Comme chaque soir ou presque, il est frais et dispo, ce qui constitue une des qualités principales de Chéri Chéri, après son assiduité aux tâches ménagères bien entendu.

Lorsqu’il me voit, il déchiffre immédiatement le message inscrit en lettres majuscules formées de petites diodes lumineuses qui clignotent sur mon front :

« S’IL TE PLAÎT, FAIS VITE QUELQUE CHOSE OU JE SENS QUE JE VAIS PLEURER DANS MOINS DE 10 MINUTES »

Chéri Chéri semble avoir compris. Il m’embrasse doucement et part vers la cuisine.

Je m’attends à ce qu’il nous serve un verre de vin avant de revenir s’assoir près de moi pour m’écouter patiemment me lamenter sur la non-acquisition des boots de mes rêves.

 

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Pourtant quand Chéri Chéri revient, c’est un bol de café qu’il tient dans la main.

Il me le tend en précisant :

« Tiens, c’est exactement ce qu’il te faut. Il en reste, je t’en ai préparé toute une cafetière. »

Ma journée vient d’être gâchée par un achat raté et voilà qu’il semble maintenant vouloir pourrir ma nuit en me faisant avaler une dose de caféine bien trop élevée pour me laisser dormir.

Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’il est déjà en train de me raconter que la BBC avait récemment révélé une étude sur les bienfaits du café contre la dépression chez les femmes.

En effet, la caféine joue sur la chimie du cerveau et sur 50000 femmes suivies pendant 10 ans, celles qui buvaient 4 tasses de café minimum par jour diminuaient de 20% leur risque de dépression.

Chéri Chéri me précise tout de même que les scientifiques ont nuancé ce résultat en expliquant qu’il était trop tôt pour recommander aux femmes de boire plus du café pour se remonter le moral car il reste dangereux à forte dose. Il ne faut pas oublier que cette fameuse caféine peut augmenter la pression artérielle, provoquer des insomnies et accroître l’anxiété.

Toutefois, Chéri Chéri a trouvé qu’il était intéressant de tester sur moi cette théorie.

Il me prend donc pour son cobaye !

Je vide ma tasse d’un trait. Face à mon nouveau statut de rat de laboratoire privé, il va me falloir plus d’une cafetière pour ne pas tomber en dépression. Avant de me lever pour me resservir, je le regarde droit dans les yeux et lance atterrée :

« Ca ! C’est fort de café ! »

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 17:41

 

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Hier, Chéri Chéri et moi avions posé une journée de RTT pour mettre à jour nos dossiers administratifs en retard.

10h du matin, fraîche et dispo, je m’attaque au plus lourd : la Sécurité Sociale.

En mars dernier, j’entamais les procédures de mise à jour de ma carte vitale. Celle-ci étant trop vieille, une employée peu aimable me l’a confisquée, m’assurant que j’allais recevoir prochainement un dossier qu’il me faudra remplir et retourner afin d’obtenir la fameuse carte verte.

Nous sommes fin septembre, je n’ai toujours pas reçu le dit dossier, voilà 6 mois que je vis sans carte vitale et je commence à croire que la sécurité sociale et moi n’avons pas la même notion du terme « prochainement ».

Le café dans une main, le téléphone dans l’autre : je lance l’assaut !

Mais, au lieu de me retrouver sur un champ de guerre, on m’envoie directement dans la forêt au bord d’un ruisseau sonore.

Une voix m’annonce que mon temps d’attente près de l’eau ne devrait pas excéder 4 minutes. Je patiente.

Au bout de 5 minutes, je me sers un deuxième café. Ce n’est pas l’idée la plus judicieuse pour préserver mes nerfs, ni pour ma vessie déjà sensibilisé par le bruit de l’eau qui coule à l’autre bout du fil.

 

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Chéri Chéri me conseille alors de raccrocher et de retenter ma chance plus tard.

Il rajoute qu’il vient de lire dans une étude sur le  Huffington Post  qu’attendre à un standard téléphonique plus de 5 minutes et 58 secondes était mauvais pour la santé.

En effet, la frustration engendrée par cette attente peut causer du stress et risque d’augmenter dangereusement la pression artérielle.    

2054 adultes ont été interrogés et le sondage révèle que 67% d’entre eux disent se sentir ennuyés par l’attente, 1/3 sont stressés et 19% s’énervent !

Enfin, 64% des personnes avouent que la bande sonore censée apaiser les nerfs pendant l’attente ne fait qu’accroître leur colère.

Certes j’ai échappé à la flûte de pan, par contre, le bruit du ruisseau commence à sérieusement titiller ma vessie et à 9 minutes et 18 secondes d’attente, je craque et fonce aux toilettes, prenant soin de laisser le téléphone devant la porte en mode haut-parleur.

Après 9 minutes et 53 secondes d’attente, le combiné prend enfin la parole.

Incapable de m’arrêter sur ma lancée, je hurle à l’employée de la sécurité sociale de patienter 2 toutes petites secondes. Je me rhabille, tire la chasse ouvre la porte et plonge sur le téléphone :

« Allo ! Allo ?! Je suis là ! »

Un bip répété résonne dans mon tympan droit. Elle a raccroché.

Je n’ai plus qu’à m’enfiler un Lexomil avant de retenter ma chance.

Administration et efficacité sont définitivement antinomiques !

 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 17:22

 

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Hier soir, lorsque je rentre à la maison, je trouve Chéri Chéri devant un énorme saladier de noix, les cassant consciencieusement une par une avant de les ranger dans des sacs de conservation.

Depuis que nous sommes ensemble, j’avais supprimé cet aliment de notre alimentation, Chéri Chéri se plaignant à chaque fois que les noix lui donnaient des aphtes.

Surprise je lui demande la cause de cette réconciliation subite avec le fruit à coque et, sans même relever la tête il répond :

« C’est pour toi. »

Soit, je n’ai pas la même sensibilité buccale que lui concernant les noix et cette attention est plutôt gentille mais une poignée aurait suffi !

Il m’invite alors à lire la page internet restée ouverte sur son ordinateur.

Je me sers un verre de rosé, je pioche quelques noix à grignoter et m’installe à son bureau.

 

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Le site du magazine Top Santé m’apprend qu’en réalité, Chéri Chéri ne cherche pas à m’offrir un plaisir gustatif mais plutôt à protéger mes seins.

Partant du principe que la nourriture pouvait-être un médicament et que ce que nous mangions pouvait avoir un gros impact sur notre santé, les chercheurs d’une université américaine ont étudié l’influence des noix sur l’évolution de tumeurs cancéreuses mammaires chez les souris.

Cette étude les a menés à la conclusion suivante : cet aliment ralentit significativement leur croissance.

La vie ayant appris à Chéri Chéri qu’il valait mieux prévenir que guérir, il a donc décidé de me faire manger des noix par kilos !

Cependant, en lisant la suite de l’article, je découvre que les noix ont d’autres avantages pour la santé. Elles sont en effets très riches en antioxydants naturels et contiennent surtout beaucoup d’oméga 3, de fibres et de vitamine E ce qui les rend très efficace pour lutter contre le cholestérol.

Connaissant la gourmandise de Chéri Chéri, je pense que lui aussi ferait bien de se mettre aux noix afin d’endiguer son futur cholestérol.

Je lui fais donc part de mon opinion et, alors qu’il recommence à me parler de ses aphtes, je décide de clore le débat en ayant le dernier – bon – mot sur ce sujet :

« Chéri Chéri, tu n’as plus 10 ans, ton histoire d’aphtes c’est une excuse à la noix ! »     

 

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 17:11

 

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Hier soir après dîner, je laisse poser un masque à l’argile blanche sur mon visage pendant que Chéri Chéri joue en réseau à Call of Duty.

Alors que l’ambiance de ce dimanche soir semble sereine, il lâche sa manette de PS3, son arme et son équipe pour se retourner vers moi et me parler de la chose.

Avec une pointe d’inquiétude, il me demande si je trouve qu’il m’honore suffisamment, si je suis satisfaite de ses performances et si je ne me sens pas délaissée.

Etonnée, je lui dis que tout va bien à ce niveau-là, que nous sommes parfaitement compatible et qu’avec environ 3 à 4 rapports par semaine nous pratiquons plus la chose que la plupart des français. Il n’a donc pas à s’inquiéter.

Il amorce alors un câlin quand mon alarme de portable sonne ! Les 10 minutes se sont écoulées, je pars à la salle de bain rincer ma figure et laisser éclater un teint parfaitement frais.

La tête dans le lavabo, je sens soudain Chéri Chéri se coller contre moi et libérant ses mains baladeuses il commence tout bonnement à me tripoter.

Sur le point d’être insupportée, je me retourne sèchement et lance exaspérée :

« Tu m’oppresses là ! C’est quoi ton problème ? Tu t’es découvert des gênes de lapin ? »

 

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Contre toute attente, Chéri Chéri me répond qu’il a peur.

Voilà une semaine que la nouvelle se répand dans les média : un niçois de 51 ans a été condamné pour ne pas avoir assez fait l’amour à sa femme.

En plus d’avoir prononcé le divorce aux tors exclusif du mari, le juge contraint ce dernier à verser 10000 euros de dommages et intérêts à son ex-femme.

Je m’esclaffe demandant à Chéri Chéri comment un tel verdict pouvait être rendu quand il ouvre google, cherche l’article 215 du code civil français et me demande de lire la première ligne :

« Les époux s'obligent mutuellement à une communauté de vie. »

Je ne peux m’empêcher de lire cette phrase comme une reformulation abstraite du résumé des 3 fondements du mariage dans le droit coutumier français au 16ème siècle : boire, manger et coucher ensemble.

Selon ces principes, Chéri Chéri et moi aurions été un couple exemplaire à l’époque de Rabelais.

Tout en le rassurant, je note pour plus tard : penser à ne pas abuser du mal de tête !

 

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 16:53

 

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Hier soir, dans le métro, je remarque avec effroi que mon vernis s’est écaillé. Je rentre donc à la maison avec une priorité : refaire ma manucure.

C’était sans compter sur Chéri Chéri qui a visiblement décidé de transformer notre salon en salle de sport en y installant à la place de notre canapé 2 vélos d’appartements dernier cri faisant face à la télé.

Je le découvre donc en pleine action de pédalage intense, en caleçon, une tablette de chocolat à la main.

Interloquée et amusée, je lui fais remarquer en souriant que sa gourmandise annule malheureusement l’effet des efforts qu’il est en train de fournir.

« Tu n’y es pas du tout. Change toi, attrape une tablette dans le placard droit de la cuisine et rejoins moi »

Je repousse donc à plus tard ma manucure, j’enfile un short, je choisis le Côte d’Or noir aux noisettes parmi les 14 sortes différentes de chocolat que Chéri Chéri vient d’acheter et j’enfourche l’instrument de torture qui m’est destiné.

 

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Enfin, je demande à Chéri Chéri de m’expliquer son nouveau délire.

Il m’annonce alors que le congrès de l’European Society of Cardiology s’est achevé à Villepinte avant hier et que selon les dernières études, une forte consommation de chocolat pouvait réduire de 37% le nombre de maladie cardiaque et de 29% les AVC.

Cette étude commence à me plaire et je croque donc allègrement dans ma tablette que je savoure sans aucun scrupule.

Mais, tandis que je m’apprête à baisser le niveau de résistance des pédales de mon vélo, Chéri Chéri m’en empêche. Il n’a pas fini.

C’est ainsi qu’il m’apprend qu’un cardiologue danois a observé que le vélo était bénéfique à la santé du cœur et qu’il pouvait augmenter de plus de 5 ans l’espérance de vie masculine et d’environ 3 ans celle des femmes. Petite précision : pour arriver à ces résultat, il faut appuyer fort sur les pédales, d’où le choix du niveau maximum de résistance.

Chéri Chéri remarque que je suis d’un coup moins enthousiaste et pour ne pas me perdre dans ses nouvelles résolutions, il lâche enfin l’information la plus intéressante :

« Il va aussi falloir que nous trouvions des emplois à mi-temps. »

Contre toute attente il m’explique qu’une étude finlandaise a montré qu’un emploi stressant avec des exigences fortes et de longues journées serait mauvais pour le cœur et que statistiquement, les chômeurs sont en meilleurs santé que les travailleurs.

Plus fourmi que cigale dans l’âme, je réalise alors avec stupeur que l’on m’a menti durant 27 années :

Non ! Le travail ce n’est pas la santé !

 

Le-travail-c-est-la-sante.jpg

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 15:59

 

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Hier soir, alors que je rentre à la maison bien décidée à profiter d’une soirée cocooning avec Chéri Chéri, je trouve ce dernier la tête fourrée dans nos placards vidant nos affaires dans de gros sacs poubelles.

Voilà près de 3 mois que je lui promets de faire un tri et que je repousse l’échéance chaque jour un peu plus mais est-ce vraiment une raison pour en arriver à de tels actes extrémistes ? Non.

Affolée, je me mets donc à hurler en le traitant de tous les noms faisant référence à la folie en stock dans mon cerveau de blonde.

Sans me laisser terminer, il m’attrape par les épaules, m’assieds sur le canapé et me dit très calmement :

« Je tiens à protéger ma descendance. »

 

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A ma connaissance nous n’avons pas d’enfant et visiblement voilà bien le problème : il tient à pouvoir procréer. Le rapport avec nos habits ? Ils contiendraient en effet des substances qui nous rendraient stériles.

Après analyse des tissus utilisés dans la confection des vêtements de plusieurs grandes enseignes de prêt à porter, Greenpeace s’est rendu compte qu’ils contenaient des éthoxylates de nonylphénol. Ces produits toxiques, régulièrement utilisés comme détergents dans les processus industriels de production de textile, sont pourtant inscrits comme substances dangereuses prioritaires et ont déjà fait l’objet d’une interdiction à l’emploi par le Parlement et le Conseil Européens.

En effet, le nonylphénol agit comme un perturbateur hormonal menaçant la fertilité, le système de reproduction et la croissance des organismes vivants.

Le gros problème c’est que les marques concernées remplissent les ¾ de nos armoires ! Adidas, Uniqlo, Calvin Klein, H&M, Abercrombie & Fitch, Converse ... La liste est longue et s’habiller sans risque s’apparente de plus en plus à une mission pour Wonder Woman.

Je ne vois qu’une solution pour préserver notre fertilité :

« Chéri Chéri, on part vivre au Cap d’Agde ! »

 

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18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 16:37

 

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Hier soir, après une longue journée de travail, je rentre à la maison bien décidée à m’avachir sur le canapé devant la télé et de m’occuper de mes ongles de pieds en attendant Chéri Chéri.

Une fois peint en bleu nuit, je laisse sécher mes orteils et, forcée de constater qu’il est plus facile de s’adapter au rythme des vacances que de reprendre celui du travail, je rentre dans un état végétatif, prête à gober n’importe quel programme sans aucun esprit critique tout en plongeant ma main dans le paquet de chips avec la régularité d’une machine.

20h37 : je sursaute. Chéri Chéri vient d’arriver et avant même de venir m’embrasser, il coupe la télé comme si c’était le gaz que j’avais laissé ouvert.

Surprise, je lui demande ce qu’il se passe.

« Tu me remercieras quand on sera vieux et que grâce à moi tu vivras quelques années de plus. On commande des sushis ? »

Ok pour les sushis, je n’avais aucune envie de cuisiner ce soir, toutefois, je n’ai plus l’âge d’être privée de télé et je voudrais donc bien comprendre ce soudain élan paternaliste.

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que l’espérance de vie était liée avec le temps passé devant la télévision.

 

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Cette info nous vient d’un groupe de chercheurs australiens et conclue qu’après 25 ans, chaque heure passée devant la tété diminue de 22 minutes notre temps de vie imparti. Ainsi, si vous passez 6 heures par jour devant votre boîte à image, vous vivrez 5 ans de moins, sans compter le temps perdu à la regarder.

J’écoute Chéri Chéri attentivement et alors que ma main continue de plonger systématiquement dans le paquet de chips avant d’amener les pétales de pomme de terre frits à ma bouche, il le prend, le ferme et le range dans le placard.

Car non, ce n’est pas la pauvreté intellectuelle des programmes proposés à la télévision qui nous tue par régression mais bien le manque d’exercice et les mauvaises habitudes alimentaires engendrées par cette dernière.

S’en est trop, après l’alcool, la cigarette, les friandises, j’apprends que s’asseoir est mauvais pour la santé, que le Nutella réduit la fertilité, qu’il est possible que le sexe ait une influence négative sur l’espérance de vie masculine et maintenant, voilà que je ne peux même plus passer 1 heure devant la télé sans être inquiète.

Conclusion :

« Pour votre santé, vivez moins ! »

 

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